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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 04:53

Bangkok

 

Avec Sarah on se regarde, et quelque part on a l’impression de rentrer à la maison tellement on y a nos habitudes là bas. New Merry V guesthouse evidemment, et le Happy bar le soir. Quelques nuits suffisent, on recroise Pascale et PetitJean qu’on avait rencontrer sur les hauteurs de Poon Hill au Népal avec qui on échange les bons plans. Et puis je joue à Sherlock Holmes avec mon jeu de piste gentiment concocté par Renaud avec un large sourire. Merci à toi pour ta créativité et le plaisir que ça m’a procuré. Bon, le 22 on dégage direction Koh Pha Ngan pour le bouquet final !

 

 

Koh Pha Ngan / Koh Tao


De retour au Leela Beach, on fait un énorme bond d’un an en arrière. On était là, jour pour jour, sur cette même plage il y a un an, et c’étaità peine quinze jours après avoir décollé de France. Wow. Quelque part, j’ai l’impression qu’une vie s’est écoulée en une année. Un voyage, une vie. Je dirai qu’avec mon voyage au Pérou et celui du chemin de Compostelle, j’ai connu 3 existences propres. Il m’en faut encore 6 pour arriver à 9 vies et aspirer peut-être au repos, vieux chat content de son tableau de chasse. Bref, 1 an ça y est. Sarah, nous sommes liées à vie, pour le meilleur et pour le pire. Merci à toi pour ces 365 jours 24h/24 passés à mes côtés. C’est juste hallucinant. Et pour les jours à venir car ce n’est pas encore finit quoi qu’on en dise.

 

Je reviens sur notre plage du Leela Beach. Alors maintenant, il ne manque plus qu’à tout le monde de débarquer. D’abord Alexia (dit mon lapin) avec Pich (avant ou après ?) et Pan, de nouvelles recrues. Viens au tour de Yann et Quentin, nos compatriotes, puis Vla le pirate Potro ( une grande pensée aux 7 merveilles :), Pascale et Petitjean, Aurelien, et bien évidemment la crème de la crème, le must : Le cantalou et la dare Aurèl ! Sans m’étendre, on a clairement fêté cela comme il se devait. De beaux souvenirs, de beaux fous rires, de belles soirées, tu sais pas toi ! Le petit hic était que notre réservation de bungalow s’arrête le 30, et qu’est ce qu’on fait ?? On reste, on part à Koh Tao… finalement, on reste, merci à ce duo mère-fille qui ont accueilli les épaves que nous étions dans leur maison pour nous permettre de recharger nos batteries pour la nuit du 30 et du 31 nous permettant par la même occasion de fêter le nouvel an sur Koh Pha Ngan certainement pour la dernière fois de notre vie. L’enchainement se fait tout seul, nous voila pour le festoche « The Experience » à Koh Tao, l’ile voisine. Nous voila déjà le 5 janvier, parfois sous la pluie, les routes se séparent, nos invités rentrent en France, d’autres partent plus tot pour le Laos, je décide de rester sur Koh Tao pour passer mon Open Water, 1er niveau du diplôme de plongée. Avec Mathieu mon instructeur, je vais apprivoiser les fonds marins et la profondeur. Quelle sensation magique, de respirer et voler sous l’eau. Après, ce qui est sûr c’est que les coraux et poissons ne m’ont pas impressionné après le snorkeling de Malaisie ou d’Indonésie. Mais quand même. Joyeux noel, merci à Françoise et Mamoune pour l’aide financier apporté !

Par lae - Publié dans : Thai/Laos
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 04:52

 

 Hoi An

 

 

C’est dans cette charmante ville de campagne vietnamienne au bord du Mekong  que nous allons nous la couler douce pour quelques jours. Ici, la tentation est grande ! Shopping, shopping quand tu nous tiens… Ici, ce que nous ne pourrions imaginer en France prend forme : se faire des fringues sur mesure pour une poignée de pain ! Ni une ni deux, on se creuse le cerveau et on achète un sarouel par ci, un manteau par la, ou encore de belles chaussures ou on se refait faire un pantalon un peu usé… ça c’est la classe quand même !  Il n’empêche que cette petite ville nous a fortement séduites ! Rues pavées, marchés aux coins des rues, lampions qui flottent sur le seuil des maisons, calme et bicyclette au rendez-vous ! Une destination agréable avant la folie urbaine de Hanoi.

 

 

Hué

 

Hue n’a vraiment rien à envier… ce n’est pas un spécimen architectural, ni d’un éclat flamboyant. Bon, il y a des forteresses à visiter, un marché pour s’y perdre dans les allées… on va la faire à la vietnamienne et demander les services d’une motobike pour la visite du coin, de quelques monastères et autres bijoux asiatiques. Et puis la pluie nous rend visite… arf.

 

 

Hanoi

 

Enfin ! La voila ! Nous atterrissons au 6e étage d’un hotel pour une chambre « cheap cheap », mais quelle vue… On va vite prendre nos repères dans cette ville quadrillée comme les banlieues américaines. Entre le spectacle de marionnettes sur l’eau, un coucou à la tortue mystique qui habite le lac, quelques temples, une salutation à Ho Chi Minh qui reste sous une vitre dans un mausolée, un détour par la poste pour envoyer les cadeaux de noël, nous gardons un œil sur la météo pour se décider pour la Baie d’Along. Sans oublier le Caphê Den / DA, le café vietnamien sublimissime ! Glacée ou chaud, à vous de choisir… Une belle surprise est que nous allons recroiser Illyah et Phoebe, ce petit couple australien (de Melbourne) que l’on avait rencontré en allant tâter de l’orang-outang à notre arrivée à Sumatra, et les voila devant nous, après 5 mois. C’est ça aussi le voyage… le monde est petit une fois que les frontières n’ont plus aucun sens. Bon et puis on se décide, on va fêter nos un an de départ ( le 12 décembre ) sur le bateau, on négocie, on book pour 50$ les deux jours/une nuit tout compris. On n’ aime pas ça mais on n’a pas vraiment le choix… et on ne va pas le regretter !

 

 

La Baie d’Along

 

Moi, j’avais l’impression d’être dans un décor de Myasaki. D’énormes roches qui surgissent hors de l’eau deci-dela, la beauté du site, l’impact de la nature, sa force et cette sensation de n’être qu’un grain de sable. Je n’ai qu’une chose à dire, le Vietnam est un pays magnifique. Il regorge de lieux stupéfiants, parfois ressemblant à l’Australie comme diraient nos compatriotes français exilés. Et la Baie d’Along fait partie de ces perles terrestres qu’il ne faut pas manquer. Je n’en dirais pas franchement plus, car les mots manquent, et je vous laisse le plaisir d’un jour le découvrir par vous-mêmes.

 

 

Sapa

 

On repasse par Hanoi avec un grand plaisir, le temps de manger un BBQ de poisson typique avec des vermicelles de riz agrémenté de cacahuètes. Miam. Et puis cette fois on décolle pour les montagnes avoisinant la Chine. Sapa et ses rizières. Le temps n’est pas vraiment clément, il caille sec ! Disons peut-être un petit 5° la nuit… gla gla… Malgré tout, la chance va nous sourire (il suffit parfois de garder espoir !), car il fera beau sur nos 2 jours de marche dans les rizières. Et une nuit en lodge autour du poêle, dans une famille Hmong. La campagne environnante est magnifique, je respire enfin… moi et les montagnes. On en prend plein les yeux, on reconnecte avec la pachamama, les animaux, la joie de s’assoir sur un rebord de pierre et de rester là, dans le silence. On y reste 6 jours, à se les geler, mais sans regret.

 

Et voila un mois et demi que nous sommes au Vietnam. Je le dis à chaque fois mais le temps court bien plus vite et on a à peine la possibilité de l’effleurer du bout des doigts. Notre vol décolle pour Bangkok le 19 décembre.

 

 

 

 

Par lae - Publié dans : Cambo/Viet
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 06:24

«Le calme peut attirer le bruit

ou provoquer le silence…

à nous de choisir notre écoute ».

 

 

Sihanoukville


Après avoir lézardé plusieurs jours à Sihanoukville, de Victoria à Ottris Beach, les cascades, la manucure sur la plage, nous sommes parties pour Kâmpôt comme prévu. Il nous restait 10jours pour conclure le Cambodge, nous étions libres d’organiser notre séjour comme bon nous semblait. Kâmpôt est pour moi une petite ville de campagne, il n’y a pas grand monde, pas vraiment d’animations, juste une ville portuaire tranquille. Nous y restons quelques jours, à découvrir le poivre, les alentours, la campagne environnante, la ville de Kep avec ses spécialités de crabe, et nous nous laissons convaincre que « Rabbit Island » (ou l’île en forme de lapin) serait notre prochaine destination. Et nous avons effectivement bien fait… juste le paradis… la calme, pas de voitures, 3 restaurants, pas de routes, pas d’électricité, des massages au coucher du soleil face à Phu Quoc l’île vietnamienne, deux hamacs tendus sur la devanture de notre bungalow, quelques cours d’italien, des livres, la paix… Nous y restons quand même 5j alors que nous voyons des gens débarquer sur l’île à la journée, ou au pire rester 2 jours maximum… et bien non! Nous on s’y plait, pourquoi se presserait-on ? Bon, j’ai souvent pensé à certaines de mes amies (je ne citerai que Lilie qui de toute façon se serait reconnue :) en voyant la taille des insectes et bestioles sur l’île… des geckos géantissimes, des araignées gargantuesques, des scorpions, des lézards ou fourmis rouges énormissimes. Après 5 jours coupées de tout, nous revenons à Kâmpôt, ne sachant plus trop comment meubler les derniers jours en terre cambodgienne. Revenir à Phnom Penh ? Tentant… mais nous sommes alors à 60km de la frontière vietnamienne, pourquoi faire demi-tour… retourner à Sihanoukville ? pas grand-chose à faire de plus… Le problème est que nous aurions souhaité s’engouffrer dans l’est mais les inondations battant leur plein nous sommes un peu à cours d’idée. Nous nous installons dans un petit hôtel tenu par un Viet et sa femme française, et nous choisissons de rester à Kâmpôt pour les 4jours à venir. Location de moto, découverte d’un lac, invitation dans une famille cambodgienne musulmane pour fêter … quelque chose dont je ne me souviens plus, bref, le temps passe. D’ailleurs, c’est là que mon « addiction » au café glacé va commencer. Un pur délice. Un va admirer des danses traditionnelles, s’occuper de quelques pantalons qui nécessitent un coup d’aiguille, se lier avec un américain parlant français. Et puis, la date fatidique du 9 novembre arrive à grandes enjambées, notre visa pour le Cambodge se termine, celui du Vietnam commence, nous devons nous décider sur notre prochaine destination. Après moultes hésitations, ce sera Phu Quoc. Notre billet de bus en poche, nous sommes prêtes pour traverser la frontière et débarquer sur l’île. (Nous sommes toujours prêtes pour aller sur les îles si vous n’aviez pas encore remarqué…). Le trajet se passe normalement, un petit billet gentiment demandé par le douanier pour je ne sais quelle raison, nous arrivons à Phu Quoc et nous installons dans un bungalow pour 10$ la nuit à deux.

 


Vietnam

 


Phu Quoc: "Les princesses du Monde"


Ile tropicale paradisiaque, Phu Quoc est ourlée de superbes plages de sable blanc, bordées de palmiers et baignées d’une eau turquoise. De charmants villages de pêcheurs ponctuent le littoral, tandis qu’une jungle épaisse couvre l’intérieur des terres. Cette île en forme de larme se situe dans le golfe de Thaïlande à 45km à l’ouest d’Ha Tien et à 15km au sud de la côte Cambodgienne. Longue de 48km et peuplée de 85OOO habitants, il s’agit de la plus grande île du pays et son territoire le plus contesté. En effet le Cambodge revendique cette île appelé « Koh Tran » en Khmer qui fut offerte au Vietnam par les français en 1949 lors de l’annexion du delta du Mékong. Ceci explique pourquoi les vietnamiens ont construit une base militaire qui couvre la majeure partie du nord de l’île. L’île ne fait pas réellement partie du Delta du Mékong et ne se prête pas à la riziculture. Sa culture la plus lucrative est le poivre noir mais les iliens ont toujours gagné leur vie grâce à la mer. Phu Quoc est également réputée pour son Nuoc Mam de qualité supérieure. En dépit d’aménagements imminents, un nouvel aéroport international, un golf et un casino, l’île reste en grande partie protégée depuis la création du parc national en 2001.

 


Nous arrivons avec tout plein de choses en tête concernant le Vietnam. Voilà presque une année que nous slalomons l’Asie, et tous les voyageurs, des plus baroudeurs au plus vacanciers nous avaient mis en garde sur le Vietnam et la non hospitalité des gens. Pas de sourires, des relations tournées sur l’argent et le business, nous étions prévenues. Et puis, à notre habitude, nous avions pourtant décidé de ne rester que 3-4j sur l’île, qui se transformeront en une bonne semaine. Premièrement déçues par Phu Quoc, le temps un peu gris, la mer agitée, nous allons vite changer d’avis. Nous rencontrons tout d’abord Arnaud et sa femme, qui tiennent le restaurant français « Le Bistrot » où ils servent de magnifiques gratins dauphinois ou salades de chèvre chaud. Il va nous introduire à Stef, l’incontournable Stef, une cinquantaine d’années qui tient un bar avec sa copine Viet Din, « dynamique, super motivé, qui vous fera découvrir l’île ». Chouette chouette, direction le DS bar. En effet, nous rencontrons Stef et quelque chose va nous lier à lui dès les premiers instants… une sincérité, un humour, une serviabilité, bref, il a tout pour nous plaire. Nous allons d’ailleurs élire son bar comme lieux où nous passerons toutes nos soirées sur l’ile à discutailler de tout et de rien, de lui et de nous. Une belle rencontre, vraiment, et merci à lui. Clairement, Stef connaît son île d’adoption comme les lignes de sa main. Il nous sort une carte, et nous donne des itinéraires tous les jours, quoi voir, quoi faire, ou s’arrêter pour manger une soupe, dans quel village s’éterniser, quelle plage se baigner… un pur bonheur. Ce sera donc location de scoot sur location de scoot, et nous voilà partie sur l’île… accompagnées… Je dis « accompagnées » car Stef va nous introduire à Pierrick, jeune médecin en devenir natif de la réunion, qui a décidé de se donner une année de break pour parcourir le monde. Ce sera donc à 2 motos et avec lui que nous passerons toutes nos journées. Merci à lui, car les routes étaient vraiment scabreuses, et ce fut un soutien précieux. Je tombe une fois… le rétro droit de casse. Je paye, le remplace, je tombe une deuxième fois… le rétro droit se recasse… aie aie. Et ma jambe en prend un coup. C’est fou comme on peut flipper ensuite de retomber sur les routes une fois qu’on s’est déjà retrouvé à manger la poussière. Et la responsabilité d’avoir quelqu’un derrière soi… bref. Je suis crevée, conduire 6j par jours sur des routes horribles c’est franchement pas évident. Enfin, on en rigole, mais il faut vraiment faire attention. Parcourir l’île sur les précieux conseils de Stef en charmante compagnie de Pierrick (qui a lui aussi un tempérament bien trempé !) fut une expérience inoubliable, alors encore un grand merci à eux. Les paysages étaient magnifiques, des terres rouges sanguines, aux petits villages de pêcheurs, des plages paradisiaques comme Sao Beach (Sarah me dit de préciser que c’est ici qu’a été tourné Koh Lanta… youhouu J) et l’amabilité des Vietnamiens… A ce moment-là, il nous aura fallu 5j pour démentir ce qu’on nous avait toujours dit sur les vietnamiens. Non seulement, ils nous invitent à tour de main pour partager des moments de vies avec eux, mais en plus ils nous offrent soit un festin de crabes, crevettes, fraichement pêchés par les pêcheurs eux-mêmes, soit des noix de coco par ci par là, tout juste attrapées de l’arbre. Alors, je ne sais pas quels vietnamiens ils avaient rencontrés, mais certainement pas les mêmes que nous… et comme toujours, il faut savoir sortir des sentiers battus mais aussi accepter l’hospitalité. Combien de touristes avons-nous vu partir presque en courant se voyant proposer des crabes sur la plage par des pêcheurs ne parlant pas un mot d’anglais. « Les crabes seraient-ils empoisonnés ? On ne se connait pas et il nous parle ? » Oui… différentes cultures, la peur de l’autre, de ce qui nous est inconnu… les limites qu’on se fixe… bref. Il faut aussi savoir s’assouplir et ne pas rester enfermer avec ses idées préconçues sur tout. Sachez que, à chaque fois, nous n’avions rien à donner en retour et d’ailleurs ils ne nous ont jamais rien demandé, nous avons fait confiance à notre instinct. Et ça paye. C’est ce qui va me manquer en rentrant en France, je vais devoir réenclencher mon radar « méfiance de l’autre » qui ne me plait pas du tout. On se méfie de tout, tout le temps, de tout le monde, des bonnes intentions comme des moins bonnes, de son voisin de palier ou de n’importe qui qu’on peut simplement rencontrer dans la rue. Bref, pour cela, le voyage offre une richesse d’humanité inépuisable. Tout est plus simple en voyage, on s’aborde pour un oui pour un non, pour savoir d’où on vient et où on va, sans se poser de questions de savoir ce que l’autre a derrière la tête. Attention, je ne dis pas qu’on donne sa confiance à tout va et que nous ne sommes pas prudentes, loin de là, d’autant plus en voyage. Mais je sais que dans une société qui prône la peur en général, la peur de tout, des étrangers, des autres, la peur du chômage, de l’avenir incertain, bref, tout cela contribue à ce que l’on se sente en insécurité permanente. A bon entendeur…

 


Ho Chi Minh City: "mosaïque urbaine"


Après 12h de voyages, nous arrivons à Ho Chi Minh City (HCMC). HCMC est une ville qui bouge, pas seulement par les motos qui envahissent les rues. Saigon, ainsi que tout le monde continue de l’appeler hormis les officiels, est un concentré enivrant du Vietnam, une métropole d’une grande richesse commerciale et culturelle dont l’incroyable énergie a poussé tout le pays en avant. C’est un organisme vivant qui insuffle vie et vitalité à toute personne qui s’y installe, et les visiteurs ne peuvent qu’entrer dans le bal. Avec son nom si évocateur, Saigon fait naître une myriade d’images indistinctes. Ici, les ruelles intemporelles bordées de vieilles échoppes en bois vendant de tout, de la soie aux épices, mènent à de vénérables pagodes et à des marchés plein d’effervescence et jouxtent les quartiers modernes ou voisinent gratte-ciel étincelant, galeries marchandes derniers cris, restaurant gastronomiques et bars minimalistes. Pour autant, la cité n’a pas oublié son passé et chaque édifice, chaque enseigne figure comme un rappel de fantôme d’époque encore bien présente. Cependant la véritable beauté de cette mosaïque urbaine est que ces deux mondes se fondent en un seul sans heurte aucun. Tout voyage dans cette ville énigmatique est enrichissant et ne laisse pas indifférent.

Nous allons apprivoiser HCMC de différentes manières. A pied, en mototaxi, avec des visites de musées ou juste flâner dans les rues et les marchés. Palais de la réunification, le musée des souvenirs de guerre, le musée des beaux-arts, la cathédrale notre dame, la poste centrale, l’opéra, l’hôtel de ville, diverses pagodes (temples), divers marchés (des plus touristiques comme Ben Thanh… assez horribles sur ses prix et l’acharnement des vendeurs aux plus typiques comme le marché Chinois), ce sera un saut culturel pour nous. Logées dans le quartier des routards « Pham Ngu Lao » pour 8$ la chambre, c’est un plaisir de déambuler dans les rues, à la fois tournées vers le tourisme mais aussi authentiquement vietnamiennes. C’est une ville sympa, agréable, abordable, qui bouge, où il fait bon d’y rester quelque temps. D’ailleurs, nous allons encore une fois se faire interviewer par la télé locale qui nous demandera si le trafic routier n’est pas trop bruyant… « ben non… après l’Inde forcément tout semble beaucoup plus calme… ». D’inspiration française au niveau architectural, nous ressentons quand même assez fortement la colonisation de la France, qui pourtant ne fait naître aucune rancœur de la part des Vietnamiens. Quelle sagesse.

 


Mui Ne

 

De passage à Mui ne, ville accueillant une ribambelle de russes en veux-tu en voilà, nous allons non seulement jouir de nos derniers jours de soleil (jusqu’à présent tout du moins), mais aussi des dunes de sable rouge environnantes, du canyon et des villages de pêcheurs encore une fois. 3jours suffiront pour admirer les coins et arpenter les 10kmde plage ornées de Kit surf un peu partout.

 

 

Dalat

 

Avec sa fraicheur printanière, ces élégantes villas coloniales et les fermes alentours cultivant fraises et fleurs, Dalat occupe une place singulière parsemée de massives constructions socialistes et jalonnée de rizières. Petit détour par les montagnes où nous ressortons le pull et le k-way, c’est encore le scooter qui va nous emmener visiter les alentours. De la maison folle d’inspiration architecturale de Gaudi, des cascades au lac en passant par l’ancienne gare et le marché central, il n’y a pas grand-chose à faire ici, mais c’est toujours sympa d’y passer et d’y faire escale entre Mui ne et Nha Trang.

 


Nha Trang

 

Le décor est somptueux, les montagnes surgissent derrières la ville, des plages s’étirent à perte de vue et les eaux turquoises sont tachetées d’îles. Bonnes tables de restaurant pour se régaler de fruits de mer, de poissons et de plats internationaux, Nha trang est aussi connue pour son côté festif… Un micro climat règne sur cette partie du pays, où les pluies se concentrent d’octobre à décembre (oui oui, je confirme…). Bon forcément, micro climat oblige, nous valsons entre les gouttes de pluie, louons un scoot malgré tout pour aller voir derrières la montagne, et restons souvent avec Quang pour discuter et refaire le monde. Je ne vous ai pas introduit Quang ? Français d’origine Viet, nous le rencontrons dans le bus de Dalat car il nous voit halluciner sur le fait qu’il y a deux menus dans un resto, un pour les Viet, un pour les touristes, et que sans le vouloir, Sarah s’était emparé de celui destiné aux Viet ( avec des prix évidemment plus doux que pour les touristes) et le serveur s’est empressé de lui arracher des mains pour lui donner l’autre. Ni une, ni deux, je tilte, et je dis que je veux un « Caphê da » (café glacé) au prix vietnamien… Qu’ils fassent ce qu’ils veulent avec leurs menus, nous savons pertinemment qu’il y a des prix locaux et des prix touristiques, mais je ne veux pas le savoir et surtout pas les prendre en flagrant délit. Il rit, nous entamons la conversation, et nous allons passer ces qq jours à Nha trang en sa compagnie. Bon, lui loge dans un 5 étoiles à 70$ la nuit certes… ;)

C’est aussi la rencontre de Marco le lyonnais qui tient un bouchon en face de notre hôtel, et de Charles, son fils qui tient un « planète fast food » pas très loin. Merci Marco pour ces verres de vins rouges gentiment offerts pour l’apéro.

Une chose à retenir, en dehors de la plage que nous n’avons pas visité étant donné le temps… est l’exposition photo de Long Thanh, qui prend de superbes clichés noir et blanc évoquant la vie quotidienne du Vietnam. Autant d’images qui sont un reflet de l’âme du pays. Pour lui, les appareils numériques et la couleur tiennent de l’hérésie… INCONTOURNABLE !

 


Quy nhon

 

Nous faisons étape à Quy nhon pour couper les 12h de trajet reliant Nha Trang à Hoi An, et admirons avec délices les admirables paysages de la côte qui s’offrent à nous. Entourée de superbes plages et située à proximité d’anciens temples Cham, Quy nhon reste injustement ignorée par les touristes (c’est vraiment le cas de le dire) et les rabatteurs sont silencieux ce qui ajoutent à son charme. On apprécie la tranquillité des lieux et l’accueil souriant des habitants en comparaison avec l’animation intense des villes balnéaires du sud. Nous arrivons dans une ville aux multiples charmes, et nous somme surprises par l’essence de Vie qui s’émane de cette ville. Les jeunes peuplent les rues, jouent au foot, s’assoient face à la mer pour boire un jus de sucre de canne, sourient, lancent des « hello » à tout bout de champ, nous découvrons encore une autre facette du Vietnam, plus qu’agréable, et pas un touriste à l’horizon. Nous allons louer un scooter (encore !) pour arpenter la côte, admiratives de la beauté des paysages aux alentours. Plages superbes se mêlant aux montagnes en arrière-plan. Ce fut un pur délice, et notre route croise celle d’Anthony encore une fois, avec qui nous allons pratiquer notre anglais et lui son français.

Par lae - Publié dans : Cambo/Viet
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 14:38

«  S’il y a  un fondement universel

qui abreuve notre soif d’ailleurs,

 c’est bien la tentation mystique de l’aventure ».

 

Le Cambodge, on imagine ce pays comme quelque chose d’assez authentique. On nous avait prévenu que les gens ont un sourire inégalable bravant toute épreuve, ont le contact facile, et sont ouverts.

 

La plupart des visiteurs succombent à la magie du Cambodge, pays tout à la fois charmant et déroutant. Royaume des dieux, Angkor Vat, le plus majestueux de tous les temples, est une fusion spectaculaire de symbolisme, de symétrie et de spiritualité. A l’inverse, l’enfer de Tuol Seng est un terrifiant face à face avec les Khmers Rouges et leur machine de mort. Bienvenue dans l’énigme que constitue cette contrée passionnante, à l’histoire tour à tour édifiante et atroce, et à l’avenir encore incertain. Les années de terreur font désormais partie du passé, et Angkor, de nouveau le symbole de la nation, attire des touristes du monde entier. La paix est revenue dans ce pays splendide, meurtri par trois décennies de guerre, et les Cambodgiens ouvrent les bras au monde. Ce n’est donc pas qu’un voyage, c’est une vraie aventure. Le Cambodge offre deux visages, deux facettes : l’un pimpant et joyeux, l’autre sombre et complexe. Tel est le yin et le yang, pays qui enchante et déconcerte. Si le Cambodge possède la huitième merveille du monde, ses habitants constituent son principal trésor. Les Khmers sont sortis de l’enfer et, malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique, ils ont gardé le sourire. Nul ne quitte ce royaume énigmatique sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Nous sommes très rapidement séduites par ce pays aux charmes indélébiles et à la beauté surprenante. Pourtant, beaucoup d’images nous reviennent… l’Inde évidemment, encore, toujours… quelle est cette manie de toujours tout comparer à l’Inde ?? Bref, nous retournons dans un pays bien plus pauvre que ceux que nous venions de faire ( Thaïlande, Malaisie…), sans trottoir, nous retrouvons les vaches sur le côté de la route, les poubelles en plein air…

 

Première étape de ce voyage d’un mois est Siem Reap.

 

Porte des temples d’Angkor, Siem Reap (à prononcer « Sim Rip ») a toujours été promise à un bel avenir, devenue aujourd’hui  l’épicentre du nouveau Cambodge. Nous qui pensions rester quelques jours le temps de découvrir les temples d’Angkor, nous ne décollerons de Siem Reap qu’au bout de 10j ! Le temps de s’habituer à autant de sourire et à autant de « tuk tuk ladies ? », le temps de comprendre qu’il y a donc deux monnaies locale : le dollar américain et le Riel (1$ = 4000R), qu’on peut payer en riel et se voir rendre la monnaie en dollar, ou payer moitié dollar moitié riel, bref, le jonglage ne se maîtrise qu’au bout de quelques jours. Et puis nous trouvons le « Garden Village », cette guesthouse qui vous assoit sur ses grands sofas, ou vous pousse à jouer au billard tout en choisissant la musique que vous souhaitez entendre, à 6$ la nuit pour 2 et eau chaude (Youpi !), pourquoi s’en priverait-on ? De plus, ce lieu semble être le point de rencontre de tous les voyageurs baroudeurs « backpacking » qui peuplent le Cambodge. Alors oui, on va y rester 10j en effet…

 

3 jours seront consacrés au visite tes temples d’Angkor. On se dit qu’on avait le temps, et puis pour 20$ de plus, on a une journée offerte en quelque sorte. 3 jours donc pour 40$ à pouvoir utiliser sur une semaine. Un coup le vélo, un coup le tuk tuk, on y va au gré de nos envies. A, je vous ai pas raconté que Siem Reap était inondée ? Apparemment, de manière assez inhabituelle, les gens sont plutôt hébétés, mais affiche un large sourire. Pas de problème, il pleut à torrent, on a de l’eau jusqu’aux mollets, les rues ne désengorgent pas d’un jour à l’autre, mais rien n’entachera ce si cher sourire typique des Cambodgiens. Alors bon, on relativise, oui, il pleut, oui, on laisse tomber nos chaussures pendant 10j et on marche pieds nus en poncho (on a bien pensé aux bottes… mais bon… finalement, pieds nus c’est pas mal aussi !), oui les temples sont inondés, mais justement, cela va donner une toute autre ambiance forte agréable et mystique aux lieux déjà chargé d’énergies assez pures. Ahh… les temples… quelle beauté. Ame du royaume Khmer, les temples, dont la plupart symbolisent le mont Meru, montagne mythique considérée comme l’axe du monde et la demeure des dieux dans la tradition hindoue, sont une source d’inspiration et de fierté nationale pour les Cambodgiens. Angkor représente la fusion parfaite de l’ambition créatrice et de la dévotion spirituelle. Les dieux-rois de jadis ont chacun tenté de surpasser leurs prédécesseurs par l’édification de sanctuaires de taille, d’envergure et de symétries inégalées, tel Angkor Vat, le plus grand édifice religieux de la planète. Les centaines de temples qui subsistent ne constituent que la partie sacrée de l’immense centre politique, social et religieux de l’ancien Empire Khmer, une cité qui comptait à son apogée 1 million d’habitant. Bref, aucun mot encore une fois ne suffirait à décrire l’immensité des temples et la grandiosité de ce qu’on ressent une fois sur place (les pieds dans l’eau), mais indubitablement le site vaut la peine d’y rester au moins 3 jours, pour ne pas avoir de regret.

 

10 jours sont passés, nous voilà en route pour Battambang, en compagnie de Pen l’anglais et d’Oscar l’australien qui nous a réconcilié avec l’Australie. Nous rejoignons Battambang en bateau, le long du Lac Tondé Sap, le plus beau parcours fluvial du pays, et aussi quatrième destination touristique du pays, qui pourtant n’en a pas l’air. Là, nous avons vraiment l’impression d’être au Cambodge ! De paisibles excursions d’une journée en tuk tuk ou à bord du légendaire bamboo-train permettent de découvrir d’anciens temples perchés sur des collines et des villages bucoliques. En compagnie d’Oscar et de Pen, nous allons arpenter les environs de Battambang, des « killing caves », lieux ou les khmers finissaient le boulot, les temples perchés en haut des collines, la ferme des crocodiles, l’admiration des chauves-souris qui sortent tous au coucher du soleil et se retrouvent provocant un nuage au-dessus de nos têtes… bref, nous ne restons que quelques jours avant de partir pour la capitale… PNOM PENH !

 

Pnom Penh

 

Flèches scintillantes du palais royal, moines en robe safran, emplacement privilégié au bord du Mékong, Pnom Penh reste l’un des joyaux de l’Asie. En effet, Pnom Penh ne nous a pas déçues. Mêlant modernité et histoire, richesse et pauvreté, cette ancienne colonie française est un petit coin de bonheur. Malgré la circulation, le fait que les vols à l’arracher (Sarah pourra vous raconter la manière dont elle s’est accrochée à son sac dans le tuk tuk pendant que le passager arrière d’une moto tentait de lui prendre !) battent leur plein, le fait que l’on ne sait jamais si les couples mixes (majoritairement femme cambodgienne et homme occidental) sont de réels amours ou juste pour… bref, malgré la mendicité, nous avons su dompter cette capitale et y faire nos marques ! Méditation par ci, rencontre avec Valérie par-là, soirées au Red fox par ci, couscous et verre de vin par la, visite de la prison Tuol Seng par ci, et du palais royal par la, journée a la piscine/sauna/hammam par ci, et match de rugby par la … 6 jours qui passent à une vitesse fulgurante ! Il fait bon d’y être, mais de manière générale, il fait bon d’y vivre au Cambodge, vraiment. Nous sommes agréablement surprises par ce pays, ne sachant auparavant pas trop à quoi s’attendre, la beauté des monuments, la gentillesse des gens, et ce sourire qui vous colle à la peau, tout le temps. Les cambodgiens comme je l’ai dit sourient, qu’il pleuve, vente ou fasse 40 degré, alors comment ronchonner ? Comment ne pas apprécier un pays où les gens ouvrent leur cœur à l’autre, où on sent que la vie reprend son cours, malgré toutes les atrocités qui a hanté ce pays.

 

Sihanoukville

 

Nous voilà à Sihanoukville depuis 5 jours, et nous la quittons déjà demain le 31 ! Belles plages, belles iles, le Cambodge vend aussi du rêve dis donc ! On ne s’attendait pas à voir de si beaux spots en venant ici. Rien à raconter de plus, demain nous partons pour Kampot. Affaire à suivre, vous pouvez reprendre une activité normale !

Par lae - Publié dans : Cambo/Viet
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 13:58


 

« Comme le requin

que son anatomie condamne à nager perpétuellement,

les voyageurs

vivent en mouvements. »

 

 

La Malaisie va passer au rythme de nos déplacements sur les îles. Tioman d’abord, puis Perhentiane, puis Langkawi. Toujours plus belles les unes que les autres, de la plus déserte à la plus bitumée, de la plus préservée à la plus festive, du snorkeling le plus spectaculaire à l’eau la plus turquoise, bref, elles n’ont rien à envier les unes aux autres. On notera une légère préférence pour Perhentiane, jumelant endroit paradisiaque à ambiance festive nocturne. Et puis le snorkeling… outre les tortues que nous avions déjà taquiné aux Gilis, nous voila face à des requins à pointe noire, des poissons clowns ( Némo plus communément… ) des barracudas (BA-RRA-CU-DAS !), des poulpes, des raies, des poissons multicolores, des coraux aux couleurs de l’arc en ciel, bref… une réelle découverte de la vie sous-marine. Nous voulions passer la frontière et finir notre périple à Koh Lipe, mais malheureusement, la saison des pluies bas son fort… nous décidons de mettre une note finale à ce long voyage de 2 mois tous ensemble à Koh Pha Ngan, encore une fois, histoire de se quitter en beauté, après ces 3 semaines en Malaisie.

Comme je le pense souvent… il faut toujours « prévoir l’imprévu », laisser  une place au spontané, aux rêves, aux envies… On croise les doigts pour que le Leela Beach soit toujours d’actualité, Bingo ! On squatte notre bungalow face à la mer, hors saison, on retrouve nos repères, ca fait bizarre de se retrouver là alors que c’était l’une de nos premières étapes de notre voyage. Pas grand-chose à faire à Koh Pha Ngan mis à part la vie nocturne, le soleil se fait timide et le vent caresse le sable.  Gu’ys bar, Moutain, Eden, Black moon, tous les prétextes sont bons. Et puis les massages sur la plage…Notre visa 15j pour la Thailande se finit bientôt, chacun doit reprendre la route, on se quitte la, après la traversée de nuit en bateau, à 5h du matin, sur le port. A bientôt, on se recroise vite, d’ici quelques mois, pour remettre ca une dernière fois… le nouvel an…

Nous repassons quelques jours à Bangkok, après un long trajet plutôt horrible. Wow, le choc, rien a changé, nous revoilà encore dans un lieu familier. C’est drôle d’avoir des endroits comme ça, aux quatre coins de la terre, dont on se sent presque chez nous. Presque. Il en est de même pour Katmandou, Dharamsala, tous les endroits comme ça où nous nous sommes un peu attardées, où nous avons lié d’amitié, où nous avons presque appris à nous fondre dans la masse. Bon, passage obligé au reggae bar, on fait notre visa pour le cambodge, on réserve notre bus, le 9 on y sera pour de vrai. On a quand même hate de reprendre la route, toutes les deux, de repartir « voyager », de découvrir un nouveau pays, de revenir dans les terres. C’est parti pour un mois !

Par lae - Publié dans : Indo/Malaisie
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