Cette quête de l'autre

Publié le par lae

"Cette quête de l'autre" est une aspiration floue, presque galvaudée, sur laquelle repose pêle-mêle nos espoirs de compréhension du monde dans lequel nous vivons,

une mystique de la rencontre, et un voyeurisme exotique.

Elle pose une question à chacun de nous: vers quel idéal de vérité s'engage-t-on?"

 

Florès

Pour des raisons économiques, nous choisissons de prendre le bus + bateau + bus + bateau + bus + bateau pour rejoindre Florès. En prévision, une trentaine d’heures de transport. Avec la chance qu’on a, alors que l’on s’apprête à s’engager pour le bus de nuit après déjà 10h de voyage, notre bus heurte un scooter, coup de volant, et nous sommes projetés sur le bas-côté. Plus de peur que de mal, pas vraiment le temps de réaliser, heureusement qu’il n’y avait pas de ravin. Bon et maintenant, qu’est ce qu’on fait en plein milieu de la nuit sur no man’s land avec notre bus retourné ? Attendre… La patience est une vertu précieuse ! Le temps de reprendre ses esprits, de s’apercevoir que le conducteur a bien évidemment pris la fuite (il risquait de se faire lyncher par les locaux puisqu’il a quand même tué un mec !), de sortir le jeu de tarot, et nous voilà à jouer à la frontale au tarot sur le côté de la route en attendant un miraculeux bus qui si ça se trouve n’arrivera jamais. Enfin, quelques 5h plus tard, c’est un bus tout neuf, tout beau, tout vide qui arrive pour nous chercher. Je ferais un petit clin d’œil de 4h46 pour Morgane, elle saura de quoi je parle. Quelle rigolade.

Dans l’enchainement des choses et de la chance, on va bien sûr louper notre dernière correspondance en bateau, et nous revoila à attendre une dizaine d’heure au port pour peut-être prendre un bateau pour Labuan Bajo. Le temps est long, on n’a pas dormi, on s’écroule dans le port, on dort par terre, on joue au tarot, à tour de rôle, on veille, on joue, on dort, on mange, mais surtout on attend… Enfin, le dernier bateau arrive, et nous voilà, presque seuls (je veux dire, à 10 évidemment…) dans ce grandissime bateau. On prendra quand même le temps, avec ma coéquipière pour admirer le coucher de soleil à l’horizon. On a toute la place dans le bateau pour s’allonger et dormir le temps de la nuit. Le bonheur. On arrive enfin, à Labuan Bajo à 1h du matin, et par miracle, la guesthouse a de la place. On s’empare alors de 3 bungalows face à la mer, qu’on partage les uns avec les autres.  Le lendemain, on s’empresse de faire le tour des agences pour notre futur départ, quelque part, on sent la future galère qui nous attend… ben oui, c’est la fin du Ramadan, nous sommes fin Aout, et bien sûr, apparemment aucun bateau ne quitte Florès jusqu’au 2 Aout. Sauf que nous voulions partir le 30, et quelques-uns d’entre nous ont leur vol le 1er Août de Bali. Quelle Galère… On enquête partout, on parle à tout le monde, tout le monde se contredit et nous dit des choses différentes, on ne sait plus trop qui croire. Finalement, nous allons reparler avec Lee, un local, qui lui aussi repart le 30 pour Bali, et il nous affirme qu’un ferry part à 5h du matin d’ici, pour une poignée de rupiah. L’aubaine !! Mais pourquoi personne ne nous dit rien ? Pourquoi personne n’est au courant de ce ferry ? Ce n’est pas vraiment rentable pour les agences qui vendent leur trip 5 fois plus cher, finalement, business is business.

 

Concrètement, Labuan Bajo ce n’est pas la destination Balnéaire par excellence. Alors, on négocie, et on loue un private boat rien que pour nous, pour 2 jours, afin de visiter les alentours, d’aller jusqu’aux dragons de Komodo, de faire du snorkeling à Kanawa, admirer les dauphins qui nous narguent, dans des paysages somptueux, à couper le souffle. On se croirait en train de regarder la télévision sur la chaine découverte, à admirer les fonds marins. Sauf que là, c’est juste devant nous, les némos, les coraux, bref, c’est magnifique. On se fera quand même une petite soirée au « paradise » avec la jeunesse Indonésienne qui a chaud, très chaud ! Et puis, un soir, un cratère entre dans l’atmosphère et fait un bruit impensable… j’aurai au moins vu ça une fois dans ma vie… et puis, tarot, tarot et tarot encore et toujours !

La fin de Florès arrive, après une nuit blanche pour attraper le bus de 5h, qui partira finalement à 11h du matin, nous voilà sur ce ferry pour 24h, fêtant par la même occasion la fin du Ramadan et « profitant » des prières toute la nuit. (Vous imaginez bien que nous nous étions installés juste en dessous du hautparleur… tant qu’à faire !). On se cale dehors, près de la rambarde, on sort ses duvets, et nous voilà installés, les uns à côtés des autres. Pour l’occasion, on a lié d’amitié avec les 2autres touristes des lieux, Jean-Baptiste et Renaud, qui vont eux installer leurs hamacs face aux étoiles. Le trajet se fait, on est en plein dedans, c’est plutôt atypique de se retrouver là, c’est même génial. On passe à côté des Gilis, on arrive à Lombok, nos routes se séparent pour 10 jours, on se dit au revoir, notamment à Loîc et Morgane qui retourne chez eux. Nous on continue et reprend ce qu’on avait laissé aux Gilis, mais cette fois ci, après le ramadan, et toutes les deux !

 

Gili Trawangan…. Again !

Bon, finalement, notre passage éclair aux Gilis n’aura pas été comme on l’attendait… je tombe malade, certainement dû à une intoxication alimentaire dans le ferry de Flores, nausée, vertiges, crampes d’estomac… la victoire est qu’il m’aura fallu attendre 9 mois pour tomber vraiment malade dans ce voyage, mais la ça ne rigole pas. Même les pizzas d’Alberto et son chaleureux sourire n’y changeront rien… Je prends mon mal en patience, je bois coca sur coca, je me couche à des heures insensées (parfois 22h !!), on va refaire du snorkeling, et quand même faire la fête, avec J-C, Guillaume, Guilhem, Alex, Arthur et Antoine.

La petite semaine passe vite, on se faufile jusqu’à Bali, de retour à kuta, et puis le Skygarden encore… Nostalgie quand tu nous tiens, on retourne au reggae bar, et puis au skygarden, juste histoire de… Mais bon, on rentre bien trop tard, on se réveille bien trop tard… et on loupe notre avion. Vaut mieux en rire je crois, comment mieux terminer notre séjour de 60jours pile poil en Indonésie qu’avec ce bel acte manqué qui est de louper notre avion pour Singapour… Merci le Skygarden… On fait des pieds et des mains à l’agence Air Asia pour pouvoir essayer d’avoir quelque chose… ben non, on repaye plein pot notre billet, et fait notre dernier trajet plutôt turbulent pour Singapour, ou Daryl nous attend, notre Couchsurfeur gentiment conseillé par J-B.

Singapour

Nous voilà enfin à Singapour, le choc est brutal ! On se retrouve dans une ville aseptisée, avec des caméras partout, aucun déchet nulle part, où même les chewings-gum sont interdits ! On Rejoint Daryl, et les 2 autres couchsurfeurs qui sont là, et on se dit que ce soir, on va se la faire calme, on est crevée… pensez-vous… ben oui, c’est l’anniversaire de Daryl ce soir, impossible d’y échapper et il veut nous trainer en club branché Singapourien… bon, on retourne notre valise (oui, les claquettes sont interdites, c’est plutôt « select »), on sort notre bon vieux jeans, on retrouve une bonne dizaine de personnes, et on retrouve dans ce club branché sur 3 étages où tout le monde nous demande si on est là pour le business ou si on est expatriée… Apparemment, le mode caméleon fonctionne bien, on passe inaperçue ! Une belle soirée, de belles rencontres, finalement on va se coucher… 4h du matin…

Le lendemain, notre seule journée sur place, on va direction le Skypark, ce grand batiment avec un bateau à son 57e étage. Grâce à Daryl qui a la carte « multipass » normalement réservée aux clients de l’hôtel (qui payent 500$ la nuit…), on accède à ce dernier étage VIP, et on se baigne dans cette piscine face à la ville. C’est vraiment invraisemblable ici… vraiment. On joue le jeu évidemment, on se baigne encore et encore, puis le jacuzzi, puis la piscine, et on se décide enfin à partir en faisant un détour par une boulangerie pour manger un pain au chocolat. LE LUXE !!!! Et la femme qui nous voit telles 2 gamines bavant devant la vitrine de gâteaux, croissants et pain aux chocolats, les yeux quasiment pleins de larmes, nous offre enplus de notre achat un super cookie mégagigantesque à partager… hmmmm Yummy !!

On va quand même faire un détour par Chinatown et par l’immense temple Hindou qui survit là bas, et on cherche comment rejoindre toute la bande à Tioman le lendemain. Nos billets en poche, on rejoint Daryl dans un super resto Indien à little india, et je peux affirmer pour toutes les deux qu’on aura jamais aussi bien mangé indien que là bas ! Nos deux jours à Singapour se terminent, on quitte Daryl qu’on remercie chaleureusement de nous avoir accueilli chez lui, on rejoint Hédia, une copine des australiens qui va faire le c=voyage avec nous pour les rejoindre, à Tioman, l’île duty free par excellence.

 

MALAYSIE: on sautille d'îles en îles

« Ici la voix… quel est ton secret ? »

Tioman

Notre bungalow nous attend, on rejoint la troupe, certains on profité de ces jours d’absence pour passer leur open water de plongée. L’eau est calme, le temps plutôt nuageux sur l’ile. Mich Mich Nico s’en va, on se quitte encore… D’ailleurs, une aparté : Tout ce voyage avec ces fanfarons nous a largement fait pensée à une téléréalité, avec des histoires, des embrouilles, des éliminés, des secrets, untel contre un autre, des coups de gueule, des coups de bourre, des gueule de bois…  ( « Dans la maison des secrets il y a un couple, 2 frères, une chti, 2 psychologues, plein d’alcooliques mais surtout des voyageurs dans l’âme… » héhé, ou alors j’aurais pu écrire « Aujourd’hui, l’équipe des jaunes remportent l’immunité… ») Bref, « enfin bon, voilà quoi… ». On dit au revoir à Mich mich, le public ne l’a pas sauvé. « Attention, le prochain sur la selette est Monsir, pour sauver Monsir, taper 1 !! »

Dans nos habitudes, on va se louer un bateau pour faire les environs, des plages, du snorkeling… et puis, pour la première fois de tout notre voyage, on se fait virer de la guesthouse… soit disant on fait trop de bruit… alors moi je veux bien, on est 10 c’est plutôt bruyant, mais de là à être comme licencié !! Quelle honte …

Publié dans Indo-Malaisie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article